Le goût de l’effort : Clé de votre réussite personnelle et professionnelle

En réfléchissant à mon parcours d’accompagnement chez Mental et Posture, je constate que nous abordons aujourd’hui un sujet fondamental trop souvent sous-estimé : le goût de l’effort. Cette qualité essentielle mérite qu’on s’y attarde pour comprendre son impact considérable sur notre développement.

Qu’est-ce que le goût de l’effort ?

Si je m’en tiens à la définition exacte, le goût de l’effort signifie avoir plaisir à surmonter une difficulté. C’est être un battant, aimer les challenges et surtout, les réussir. J’ai observé que cette qualité va bien au-delà d’une simple résistance à la difficulté – c’est une véritable philosophie de vie.

Les efforts que je consens aujourd’hui me permettent d’éviter des souffrances inutiles demain. Je considère ces “sacrifices” comme une façon bienveillante de prendre soin de la personne que je serai dans le futur, lui épargnant ainsi des problèmes potentiellement insurmontables.

Et si je n’ai pas le goût de l’effort?

Cette question m’est souvent posée lors de mes séances d’accompagnement. Ma réponse est claire : sans goût de l’effort, vous mettez en péril votre plénitude personnelle ainsi que votre croissance (et non, je ne parle pas de votre taille en centimètres !).

J’ai constaté que l’absence de cette qualité impacte négativement de nombreux aspects fondamentaux de notre développement : sentiment de sécurité, capacité à recevoir et donner de l’affection, estime de soi, sentiment d’appartenance, courage, ténacité… Tous ces éléments essentiels à notre équilibre se trouvent fragilisés.

Pourquoi je n’ai pas ce goût ?

Dans mon expérience d’accompagnement, j’ai identifié une cause principale : le goût de l’effort naît de la répétition d’actions alignées avec nos motivations profondes – ce que j’appelle notre motivation intrinsèque.

Il se peut donc que vous n’ayez pas de motivation suffisamment forte parce qu’il vous manque un objectif véritablement stimulant, un but qui vous pousse à vous entraîner régulièrement et à vous engager pleinement dans vos activités.

Comment cultiver le goût de l’effort ?

J’ai développé une approche pragmatique pour aider mes clients à développer cette qualité précieuse :

  1. Définir un objectif SMART : Ce goût est intimement lié à la motivation, donc commencez par identifier un objectif que vous acceptez pleinement et qui respecte les critères SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporellement défini).
  2. Comprendre l’échelle de BORG : Le goût de l’effort possède sa propre échelle d’intensité. Cette échelle, développée par Gunnar Borg, permet de quantifier l’effort perçu et de trouver sa zone optimale de performance.

Un Exemple Concret de Réussite Collective

Je souhaite partager une expérience révélatrice vécue récemment. Lors du match de Coupe de France contre Villeparisis, j’ai vu les Grizzlis (équipes de Handball que j’accompagne) combiner leurs goûts individuels de l’effort pour atteindre un objectif commun : GAGNER.

Ce but a été atteint parce que chaque joueur avait validé l’objectif d’appliquer la tactique choisie et d’entrer immédiatement dans le match, conformément aux directives du coach.

En échangeant avec de nombreux joueurs à la mi-temps et avant le match, et en leur envoyant des regards de soutien, j’ai pu constater que l’équipe se situait entre 7 et 8 sur l’échelle de BORG. C’est précisément dans cette zone que les Grizzlis (équipes 1 et 2) excellent et déstabilisent leurs adversaires.

Transformez vos efforts en succès durables

Je suis convaincu que le goût de l’effort constitue le fondement de toute réussite significative. En cultivant cette qualité, nous transformons les obstacles en opportunités de croissance et nous construisons, jour après jour, une version meilleure de nous-mêmes.

La prochaine fois que vous hésiterez face à un effort, rappelez-vous que c’est précisément cet effort qui vous rapprochera de vos objectifs les plus chers.